Dès 1994, Pierre Gonod, faisait une critique de l’état de la prospective, de son impasse et de ses manques essentiels (par exemple la non anticipation de l’effondrement de l’URSS en 1991 et, actuellement, de la crise économique mondiale).
Ses faiblesses étaient de nature épistémologiques, conceptuelles, méthodologiques et praxéologiques. Une pensée simpliste ne pouvait pas appréhender la complexité du monde. Il fallait relier dans un ensemble en interactions, prospective, anthropologie et politique (voir dans le site www.pierre-gonod.eu , le « Manifeste de la Prospective anthropolitique » et les ruptures)
Inspiré par les travaux d’Edgar Morin qui développait un autre mode de pensée, P. Gonod entreprit son transfert en prospective, ce qui aboutit à travers recherches et expérimentations à une méthodologie alternative, mais plus encore à un changement radical du but de la prospective.
La nouvelle problématique a des conséquences sur le métier de prospectiviste. La raison d’être des exercices prospectifs n’est plus seulement d’envisager des avenirs possibles pour les décideurs, mais d’aboutir à des projets. Cela modifie la posture et le statut du prospectiviste et explique le titre du présent site : prospective-projet-politique.
L’analyse des systèmes est l’outil de départ de l’entreprise. Elle est le soubassement des quatre visions du monde « le monde perçu », « le monde actionné » par les processus en cours, « le monde activé » par les projets des acteurs, « le monde voulu » par la société et choisi en fonction de sa finalité anthropologique, les principes éthiques acceptés par une participation démocratique. Le projet politique final résultant de la temporalisation des processus constituants.
Dans la perspective duale de « Vers l’abîme ? » , le chaos ou la renaissance, existent des éléments imbriqués de la désintégration et de la reconstruction. La tâche à venir consistera à en démêler l’écheveau, et à proposer quelques orientations sur le chemin à suivre.
Nous n’en sommes pas là.
Pour commencer, nous publions quelques repères géopolitiques. Il s’agit d’une représentation au premier degré de « configurations de positionnement » exprimant entre les années le jeu de processus en cours. On remarquera que l’hypothèse d’une crise systémique avait été envisagée dès 1998 par Pierre Gonod.
« Au sujet de la crise systémique » .
Voir dans les graphiques suivants leur ordonnancement en fonction du mixte des Gouvernances « Le tout libéral », « Mondiale », « Régionale » et leur déformations successives au cours du temps.